jeudi 25 septembre 2008

Le tabac et le non fumeur

"Le plus pauvre n'échangerait pas sa santé
pour de l'argent, mais le plus riche donnerait
tout son argent pour la santé".

(Charles Caleb Colton)


Parce que la cigarette par en fumée, cette fumée touche les fumeurs et leur entourage.

La fumée de tabac est un cocktail de produits toxiques et représente un aéro-contaminant parfait.

Elle se compose d’une phase gazeuse et d’une phase formée de particules très fines, qui pénètrent dans les alvéoles pulmonaires et dans toute la circulation de notre corps. Elle contient 4 substances nocives, dont les effets toxiques se conjuguent :
  • La Nicotine.
Passe directement dans le sang, chaque bouffée de cigarette en contient une quantité suffisante pour tuer un rat.
Les effets principaux se manifestent sur le système nerveux (nausées, sueurs froides de la 1ère cigarette), mais surtout sur l’appareil circulatoire et provoque :
  1. Une accélération du cœur de 15 à 20 pulsations par minute,
  2. Une augmentation de la tension artérielle, de 1 à 2 mm.
  3. Un rétrécissement des petites artères, à l’origine d’accidents vasculaires, cardiaques et cérébraux.
  4. Un spasme des petites bronches, responsable d’une gêne respiratoire.
C’est la nicotine, qui est responsable de la dépendance tabagique.

  • L’oxyde de carbone.
Passe aussi directement dans le sang. Ses effets sont comparables à ceux d’un poêle mal réglé ou d’une fuite de gaz.
Combiné à l’hémoglobine, il forme la carboxyhémo-globine, qui provoque une diminution de l’apport d’oxygène au sang et aux organes.
Cette sous-oxygénation, entraîne un risque d’accidents graves accru au cours de l’effort physique.


  • Les irritants bronchiques.
Agressent tout l’arbre respiratoire :
  1. La gorge est rouge, tuméfiée, tapissée de sécrétions.
  2. Les cils vibratiles de la muqueuse respiratoire sont paralysés. (une seule cigarette suffit à bloquer les cils vibratiles pendant 4 jours).
  3. Les cellules de défense de l’appareil respiratoire sont bloquées ou diminuées.
Il en résulte un encombrement des voies respiratoires et une diminution des défenses de l’appareil respiratoire contre l’infection et les autres polluants.

  • Les carbures polycycliques.
Il s'agit de substance cancérigène, notamment les 3,4 benzopyrènes, qui sont un redoutable facteur de cancérisation sur tout le trajet parcouru par la fumée :
  1. Lèvres,
  2. Langue,
  3. Pharynx,
  4. Larynx,
  5. Bronches,
  6. Voies d’élimination : vessie.

Le fumeur passif inhale environ le quart de la fumée produite : 20 cigarettes fumées équivalent alors à la fumée de 5 cigarettes inhalées par l’entourage.

Les 3 lieux d’élection du tabagisme passif :
  • Domicile, lieu clos où les personnes vivent en contact
  • Voiture et les transports
  • Lieux de travail

Les 3 cibles privilégiées du tabagisme passif :
  • Le fœtus :
La fumée traverse la barrière placentaire et entrave le développement de l’embryon ;
le tabac passe dans le lait en provoquant :
  1. Surmenage du cœur fœtal pendant 20 minutes après chaque bouffée de cigarette,
  2. Retard psychomoteur moyen de 4 mois et une lenteur plus grande de l’apprentissage,
  3. Taux de mort subite accru,
  4. Enfant chétif, de poids insuffisant, de fragilité accrue aux infections.

  • L’enfant : surtout avant l’âge de la marche et jusqu’à 3 ans.
Le tabac est le facteur le plus nocif de l’environnement des jeunes enfants, il agresse un appareil respiratoire en plein développement : le nombre des alvéoles passe de 24 millions à la naissance à 300 millions à l’âge de 8 ans. Il en résulte :
  1. Otites répétées et traînantes,
  2. Toux rebelles,
  3. Bronchites,
  4. Laryngites.
La nocivité du tabac est accrue pour les enfants asthmatiques.

Le tabagisme des parents est une arme dirigée contre l’enfant.

  • L’adulte fragile.
En particulier ceux qui souffrent de coronarite avec le risque d’aggravation de l’angine de poitrine, d’asthme.
Le risque de cancer est accru chez le conjoint du fumeur. (cancer du poumon est 3 fois plus fréquent, cancer de l’utérus est 2 fois plus fréquent).

Bientôt : "Le tabac et la fin".


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mercredi 24 septembre 2008

Le tabac et le sexe


"Le mystère de l'incarnation se répète
en chaque femme ; tout enfant qui
naît est un Dieu qui se fait homme".
(Simone de Beauvoir)


Le tabac tue aussi l'amour.

Un couple de fumeurs fait deux fois moins l'amour qu'un couple de non fumeur.

En France 3 millions d'hommes ont des problèmes d'érection, pour un tiers d'e
ntre eux cet handicap est lié au tabac et peut commencer très tôt entre 16 et 25 ans :
  • Fumer réduit d'un tiers la circulation sanguine du pénis.
  • Le sperme est de moins bonne qualité, ce qui rend l'homme moins fécond.
  • Plus de souffle plus de performance.


Mais la femme n'est pas épargnée.
  • La cigarette diminue la libido
  • Perturbe le cycle et rend la femme moins féconde
  • La ménopause arrive plus tôt.
  • Les problèmes d'ostéoporoses sont plus fréquent.


Lors de l'arrêt du tabac.
  • En cas d'atteinte modérée l'érection redevient normale.
  • Le traitement est plus efficace.
  • Est nécessaire car ce trouble cache des complications plus redoutables comme l'attaque cardiaques ou cérébrales.


Bientôt : "Le tabac et le non fumeur".

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mardi 23 septembre 2008

Le tabac et le systeme immunitaire

"Quand nous sommes jeunes, nous dépensons
notre santé pour se faire une fortune... Et quand
nous sommes vieux nous dépensons notre
fortune pour se faire une santé !

(Anonyme)


L'augmentation du nombre des globules blancs (leucocytes) au-delà de 10 à 12 000 par mm3 est un témoin de l’inhalation de la fumée.
Elle croît avec le degré de l’intoxication et porte surtout sur les polynucléaires neutrophiles.

L’augmentation du nombre des globules rouges (hématies) traduit une baisse de l’oxygénation du sang, avec un taux d’oxyde de carbone plus élevé.

Il existe chez les fumeurs une diminution significative des taux d’immunoglobulines qui assurent la défense de l’organisme contre les infections. D'où une diminution des défenses anti-infectieuses vis à vis des bactéries et des virus, notamment au niveau des voies respiratoires et digestives.

Le taux redevient normal après un an d’arrêt de tabac.

Il existe aussi chez le fumeur un abaissement significatif du taux des hormones thyroïdiennes, contribuant à l’altération des paramètres lipidiques et athérome artériel.


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Le tabac et le système cardio-vasculaire

"Il faut gouverner la fortune comme
la santé : en jouir quand elle est bonne,
prendre patience quand elle est mauvaise".
(François de La Rochefoucauld)

Le mécanisme est lent à se constituer, c'est donc un risque à long terme.
Ce que l'on redoute, c'est de voir les vaisseaux se boucher et la circulation s'interrompre.

Un vaisseau se bouche dans deux circonstances :

  • Le sang coagule à l'intérieur. Ce sont des accidents, de survenue brutale.
  • Le vaisseau se rétrécit au point que la circulation ne puisse plus se faire.

Si une veine se bouche,
c'est la thrombose veineuse ou artérite, cela survient principalement au niveau des membres inférieurs. La tabac est responsable dans 90% des cas survenant avant 65 ans. L'évolution se fait de la façon suivante :
  • Crampes, douleurs à la marche, limitant le périmètre de marche.
  • Douleurs survenant en position couchée.
  • Gangrène conduisant à l’amputation.
Cesser de fumer est l’impératif de base du traitement.
Le vieillissement des artères du fumeur est accéléré d’environ 10 ans.
Chez la jeune femme, cela se traduit le plus souvent par une embolie, dû à un caillot qui se déplace et vient boucher l'artère, particulièrement au niveau cérébral.


L'infarctus du myocarde, frappe l'homme ou la femme dans la quarantaine, ce risque est augmenté de façon considérable si femme est sous contraceptif.

L'hypertension artérielle touche les plus jeune, le tabac constitue un obstacle au traitement, un risque d' athérome de l’artère rénale.

Accidents vasculaires cérébraux, ce risque est multiplié par 3 en moyenne, 2,5 à 6 selon le nombre de cigarettes fumées mais il disparaît après 2 ans de cessation du tabac.



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Le tabac et le systeme nerveux

"Existe-t-il pour l'homme un bien
plus précieux que la Santé ?"
(Socrate)

Si le tabac ne détruit aucune cellules du système nerveux, il atteint ce dernier au niveau synaptique et paralyse le para-sympathique.
C'est parce qu' il agit dans le cerveau sur les circuits dopaminergiques qu'il procure un plaisir immédiat.


Le tabac, comme le café stimule le fonctionnement du système nerveux, au début il est constaté une augmentation de la mémoire et de la concentration ainsi qu'un effet antidépresseur, anxiaolytique et coupe-faim.

A l'accoutumance, ces capacités diminuent car les neurones ont besoin de 10 a 20 fois plus d'oxygène que les autres cellules.

Le tabac réduit les capacités intellectuelles.
A l'arrêt, on retrouve très vite ces capacités.

Il provoque en outre un altération de "l'image de Soi" et une diminution de la capacité de volonté.


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Le tabac et le système digestif

"De la santé, du sommeil et de la richesse,
on ne jouit pleinement qu'après les avoir
perdus et retrouvés".
(Jean-Paul Richter)


Que de
souffrances et de morts prématurées pourraient être évitées par l'éviction du tabac !

Le tabac est l’ennemi de la bouche, des gencives et des dents:
  • Provoque des gingivites inflammatoires favorisant l’infection et entraînant une haleine fétide caractéristique.
  • Favorise les caries.
  • Favorise la diminution des sécrétions salivaires.
  • Les dents imprégnées de produits tabagiques sont jaunies, leurs racines dénudées.
  • Le tabac provoque des plaques de leucoplasie de la bouche et du pharynx, qui font le lit du cancer et sont à l’origine de 6 à 7% des tumeurs malignes. Les plaques de leucoplasie se localisent surtout sur la langue, les gencives et les lèvres, mais elles peuvent aussi atteindre le voile du palais, le plancher de la bouche et le pharynx.
Ces risques sont aggravé par la conjugaison d’autres facteurs, en particulier l’alcool et la mauvaise hygiène.


Ces cancers sont liés au rôle quasi exclusif du tabac et de l’alcool. L’association de l’un et l’autre
multiplie par 3 le risque de chacun d’eux :
  • Le cancer des lèvres du fumeur de mégot,
  • Le cancer de la langue du tabac à chiquer ou à priser,
  • Le cancer du pharynx (surtout l’alcool),
  • Le cancer du larynx (surtout le tabac),

Ce sont les s
ubstances irritantes qui agissent, Les particules arrivent jusqu'à l'estomac pour faire des gastrites, des ulcères et des cancers.

Cancer des voies aérodigestives supérieures.

La cigarette est un facteur de risque et de gravité pour l’ulcère gastroduodénal.

Elle est un facteur de résistance aux traitements actifs, alors qu’on observe 100% de guérison chez les non-fumeurs.

Elle favorise la récidive et est responsable de la plupart des perforations d’ulcère.
Il faut conseiller aux ulcéreux l’arrêt total et définitif du tabac.

Bientôt : "Le tabac et le système nerveux"


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Le tabac et le systeme respiratoire

"Être en bonne santé, c'est pouvoir
abuser de sa santé impunément".
(Michel Tournier)

L’appareil respiratoire est la cible directe et privilégiée du tabac, La
bronchite chronique en est la conséquence inéluctable.

La descente aux enfers se fait en 4 étapes :

  • Inflammation des voies respiratoires : pharyngite, laryngite, bronchite. C’est le temps des râcleurs, cracheurs, tousseurs par quintes.
  • Essoufflement permanent. A la montée des escaliers, le fumeur s’aperçoit qu’il doit s’arrêter pour souffler dès le 2ème étage.
  • Invalidité respiratoire. Le fumeur devient un malade, dépendant de son appareil d’oxygénothérapie.
  • Mort par insuffisance respiratoire et cœur pulmonaire chronique.

La bronchite chronique tue de 5 à 6 000 Français par an.

On sait que l’évolution de cette descente aux enfers est stoppée dès l’arrêt du tabac. Il n’est donc jamais
trop tard…

Le tabac se montre particulièrement nocif sur une muqueuse fragilisée, notamment en cas d’allergie respiratoire.

L’asthme est plus sévère, et surtout plus résistant aux traitements.

Mais le principal facteur de risque reste le cancers des voies respiratoires.
Alors que le taux des autres cancers s’est stabilisé ou a diminué, le taux des cancers bronchiques est passé de 2 à 50 depuis 1930.

Le risque est multiplié par 25 pour un homme qui consomme un paquet de cigarettes par jour.

Le gros fumeur a un risque multiplié par 50 par rapport au non-fumeur.

Il apparaît de plus en plus tôt chez des sujets ayant commencé à fumer dès l’âge scolaire.

Il concerne de plus en plus de femmes, car le taux de cancer des bronches rattrape celui des hommes pour devenir le 2ème cancer de la femme par sa fréquence.




Bientôt : "Le tabac et le système digestif"



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Le tabac et les accidents

"La plupart des accidents d'auto ont une cause
très simple: La voiture était en prise directe
et l'attention du conducteur au point mort"
(Anonyme)


Les victimes du tabac ne sont pas uniquement ceux qui fument ou qui subissent le tabagisme passif : 30.000 morts par an dans un incendie allumé par une cigarette, soit 10% des incendies, un coût de 30 milliards d'euros.

Mais aussi, 5% des accidents de la route sont imputables au tabac.







Ce risque est lié à 4 facteurs principaux :
  • L’accélération du rythme cardiaque et la poussée d’hypertension artérielle provoquée par chaque bouffée de cigarette.
  • Le rétrécissement du champ visuel provoqué par la fumée du tabac, majoré par l’écran de fumée qui en résulte.
  • L’intoxication par l’oxyde de carbone dégagé par la combustion du tabac, qui provoque maux de tête et fatigue, mais surtout une somnolence accrue au volant.
  • La diminution de l’attention au volant


Il y a confrontation de 2 automatismes,
  • Ceux de la conduite
  • Ceux du tabac : allumer une cigarette, jeter les cendres et se débattre contre les braises, mouvements main-bouche provoqués par la cigarette.
Autant de gestes qui égarent l’attention et rendent les réflexes moins opérants en cas de danger.

Fumer ou conduire, il faut choisir.

Bientôt : "Le tabac et le système respiratoire"


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vendredi 19 septembre 2008

Le tabac et le sport

« Le seul sport que j’aie jamais pratiqué,
c’est la marche à pied quand je suivais
les enterrements de mes amis sportifs »
(Georges Bernard SHAW)

Le sport peut aider à limiter les dangers du tabagisme et optimiser le résultat d’une cure anti-tabac car il permet de maintenir une bonne aptitude cardiaque et de maintenir une bonne capacité respiratoire surtout si il s’agit de sports d’endurance.



Mais il ne d
oit pas servir d’alibi pour continuer de fumer car il n’empêche en aucun cas les maladies liées au tabac.




Durant les exercices sportifs les effets du tabac sont :
  • Majorés au cours de l’effort,
  • Nuisent gravement aux performances.
  • Les altérations musculaires diminuent la capacité à l'effort.
  • Augmente les risques d’accidents vasculaires graves (mort subite, infarctus du myocarde).

Résultat de la liaison sport plus substances inhalées :
  • La nicotine provoque l’accélération du cœur, poussée d’hypertension artérielle, vasoconstriction artériolaire.
  • L'action sympathomimétique de la nicotine est source d'hyperglycémie suivie d'une hypoglycémie réactionnelle.
  • L’oxyde de carbone provoque une mauvaise oxygénation du sang,
  • Les substances irritantes provoquent les sécrétions accrues de mucus et d’inflammation des muqueuses, le ralentissement des mouvements ciliaires entraînant encombrement des bronches.

Les dangers de la cigarette après effort :
  • Augmentation du risque d’infarctus du myocarde. La mort subite du sportif de plus de 40 ans est associé au tabac dans 80% des cas, il est indispensable d'attendre 1/2 heure avant de fumer après l'effort.
  • En montagne, aggrave la baisse de l’oxygénation provoquée par l’altitude, et accroît la sensibilité au froid.



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mercredi 17 septembre 2008

Le tabac et l'enfant

"Rappelez-vous bien, mes enfants, qu’il n’existe
rien de constant si ce n’est le changem
ent »
(Bouddha)

Les
conséquences du tabac sur l’enfant commence avant la naissance.

40 % des enfants de moins de 5 ans sont exposés au tabac au foyer et que cela causerait 6000 morts annuels chez les enfants en bas âge, et rien n'existe pour protéger les enfants dans la maison de leurs parents.

Le nombre de femmes qui fument pendant leur grossesse est passé de 10 % à 25 %, la majorité de celles qui arrêtent de fumer reprennent le tabac après l’accouchement
Le tabac augmente la fréquence d’un grand nombre de pathologies.

Augmentation de l’altération de la fertilité.
Le tabagisme maternel et paternel renforce la durée et le délai à la conception, ce facteur est multiplié par la quantité de cigarette et l’âge.

Il diminue aussi le taux de réussite des fécondations in-vitro.

Augmentation du risque de grossesse extra utérine
Cette augmentation est multiplié par 1,5 si le nombre de cigarettes est inférieure à 10, multiplié par 3 si plus de 20 cigarettes et par 5 si plus de 5.

Augmentation du risque de fausse couche spontanée.
Ce risque multiplié de 1,5 à 3 de suivant la consommation.

Augmentation du risque de métrorragies
Les risques de décollement placentaire sont multipliés par 1,5.

Augmentation du risque d’accouchement prématuré
Le risque de prématurité est multiplié par 3, mais il est important de signaler que ce risque disparaît si la femme arrête de fumer avant la conception et diminue nettement si l’arrêt survient dans les trois premiers mois.

Autres effets du tabac pendant la grossesse.
L’hypertension artérielle,
Pathologies buccodentaires,
Vergetures,
Anomalies de cicatrisation après césarienne
Modification paramètres biologiques (glycémie, taux d’insuline, HGC).

Augmentation du risque de retard de croissance du fœtus.
Ce risque passerait de 7,2% si la femme fume uniquement durant le trois premier mois à 15, 4% si l’arrêt se produit avant le sixième mois et 17,7 % si il n’y a pas d’arrêt.

Augmentation des malformations fœtales
L’augmentation de ce risque est significative à partir de 20 cigarettes par jour.

Augmentation de la mort fœtale in-utero.
11% des morts fœtale serait imputables au tabac.


Diminution de la production de lait.
Cette diminution est de 30 à 50% suivant la consommation de tabac.


Augmentation des problèmes respiratoires chez l’enfant
Le tabagisme maternel favorise la survenue d’infections respiratoires et de l’asthme.

Autres effets du tabagisme maternel pendant la grossesse sur l’enfant.
Augmentation de la pression artérielle,
Problèmes de développement psychomoteur,
Problèmes cognitif,
Retards scolaire (lié au tabagisme maternel ou au mal être de la mère durant sa grossesse),
Sensibilisation allergique,
Aggravation des
maladies respiratoires chroniques,

Augmentation de la « mort subite » du nourrisson.
Ce risque est m
ultiplié par 2 si la mère a fumé durant la grossesse.

Augmentation de l’absorption de tabac par les enfants.
Les enfants so
umis au tabagisme passif de leurs parents en absorbent 5,5 fois plus.

Particularités du tabagisme chez les adolescents
Actuellement 5% des préadolescents de 11 ans fument et 42% des moins de 18 ans
.
La quasi-totalité de ces jeunes sera devenus dépendants avant l'âge de vingt ans.
L'usage du tabac est d'abord occasionnel ou hebdomadaire, et avec l'âge la consommation quotidienne s'installe, environ 10% des adolescents fument plus de dix cigarettes par jour.
L'usage du tabac à l'adolescence semble bien en lien avec un malaise personnel et psychologique, qui s'exprime dans de nombreux domaines de
la vie du jeune.


Bientôt : "Le tabac et le sport"


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lundi 15 septembre 2008

Le tabac et la beauté

"Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette Fleur, la vieillesse fera ternir votre beauté »
(Pierre de Ronsard : Ode à Cassandre)


Une beauté qui part en fumée.

Le tabac nuit au charme féminin et fane la beauté.
Les dégâts esthétique du au tabac, se manifeste notamment à plusieurs niveaux :

  • La peau, vieillie prématurément, est plus facilement ridée, défraîchie, desséchée, ternie.
Les fumeurs ont l'air plus vieux que les non-fumeurs parce que le vieillissement cutané est surtout visible au niveau du visage.
Les extraits de
fumée de tabac modifient l’activité des protéines régulant le renouvellement des cellules de la peau.
Il y a donc un déséquilibre au sein de ces molécules, responsable du vieillissement accéléré de la peau des sujets tabagiques.
Les
effets de tabac, de soleil et l’âge se cumulent.

  • Les doigts et les ongles prennent une coloration jaunie.
Le jaunissement des doigts et des ongles en plus d’être inesthétique, traduit le risque d’accidents cardio-vasculaires lié au tabagisme.

  • Les cheveux sont plus fragiles, cassants et moins nombreux.
Les cheveux ont cette particularité de conserver longtemps en mémoire tout ce que nous ingérons, ainsi on retrouve de la nicotine dans les cheveux des fumeurs.
Le tabac a pour
effet de les priver de certains nutriments indispensables à la vitalité du cheveu, à leur brillance, c'est pour cette raison que les fumeurs ont les cheveux qui grisonnent plus rapidement.

Le tabac augmente aussi le risque de chute des cheveux, car il existe une alopécie causée par ce dernier, liée aux quelques 4.000 produits chimiques contenus dans la fumée.

  • Les yeux sont rouges, larmoyants, avec gonflement des paupières.
Plus le nombre de cigarettes est important, plus la vue est altérée car le tabac et la fumée accentue de 3 à 4 fois la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
L'arrêt d'un tabagisme contribue à un retou
r du risque proche de la normal.
Le tabac diminue aussi les chances de succès de la photo coagulation par laser argon.

  • Les dents sont jaunies.
Gestes de succion et d’aspiration, fumée aux composants nocifs, dépôts polluants et irritants sont autant de facteurs néfastes pour les dents, mais aussi les muqueuses.
Bon nombre de maladies parodontales, responsables de la plupart des pertes de den
ts, sont liées au tabagisme, les fumeurs auraient 6 à 7 fois plus de risque.
Une augmentation du taux de caries, parce que les glandes salivaires s’obstruent, que
la salive devient plus épaisse, moins abondante, qu’il y a une diminution du pouvoir tampon de la salive, des sensibilités dentaires liées au recul de la gencive, des érosions dues à la prise de pastilles pour supprimer l’odeur du tabac en bouche.

  • L’haleine tabagique.
La maladie parodontale est une des causes de la mauvaise haleine.
La sécheresse buccale permet la prolifération des bactéries anaérobies responsables de la mauvaise haleine.
La sécheresse
de la bouche liée à la chaleur des bouffées inhalées est très importante et provoque une diminution de la production de salive.
Six mois après l’arrêt du tabac, le pouvoir tampon de la salive se remet
à augmenter.

  • La voix est souvent éraillée, plus grave.
Un fumeur à deux fois plus de risques de développer un cancer du larynx s’il fume plus de 20 cigarettes par jour, ce risque devient plus grand encore lorsque l'alcool s'ajoute au tabagisme.
La fumée provoque les mêmes effets que l'inflammation des tissus des voies respiratoires :
  • rougeur,
  • enflure,
  • augmentation de mucus,
  • épaississement des muqueuses.
Les particules et la chaleur de la fumée aspirée semblent toutes deux endommager les muqueuses ainsi les cordes vocales des fumeurs peuvent être atteintes de polypes ayant l'apparence de grosses cloques c’est une dégénération grave.
Le dommage causé aux cordes vocales peut subsister même après qu'on
a cessé de fumer, il pourrait même être irréversible, mais une tuméfaction mineure peut prendre de 6 à 9 mois pour se résorber.


Bientôt : "Le tabac et l’enfant"


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vendredi 12 septembre 2008

Le tabac et la femme

"Quand sur une personne on prétend se régler
C'est par les beaux cotés qu'il lui faut ressembler
Et ce n'est pas du tout la prendre pour modèle,
Ma sœur que de tousser et de
cracher comme elle"
(
Molière : Les femmes savantes )

Malheureusement le tabac n'est pas l'ami de la femme.


Le
tabagisme féminin est particulièrement inquiétant pour trois raisons:

1) Sa
progression spectaculaire; le pourcentage des fumeurs a tendance à diminuer chez les hommes (33%), à se maintenir chez les femmes (26%), mais il est est en très nette augmentation chez les jeunes femmes (pour les moins de 18 ans 39% chez les hommes contre 41% chez les femmes).

« La femme qui fume comme un homme meurt comme un homme. »

Il en résulte une progression spectaculaire des cancers tabagiques de la femme :
* Le
cancer broncho-pulmonaire est devenu le deuxième cancer de la femme par sa fréquence.
* Le tabac augmente la fréquence du cancer de l'utérus et du sein.
* Le
cancer des voies aériennes supérieures est en progression chez la femme.


2) Le risque d'accidents cardio-vasculaire liés au tabagisme est multiplié par la pilule.

* Le risque d'
infarctus du myocarde est multiplié par 10 avant 40 ans et par 40 après 40 ans.
* Les
artérites sévères et les accidents vasculaires cérébraux sont multipliés par 7 au delà de 15 cigarettes par jours.


3) Le tabac représente un danger majeur pour le fœtus au cours de la grossesse, avec un risque accru :

* d'avortement spontané,
* d'hématome rétro-placentaire,
* de grossesse extra-utérine,

* de mort subite du nourrisson

"Quand la femme enceinte fume, son enfant fume aussi"

Le tabagisme réduit la
fertilité de la femme de moitié (dans ce cas c'est le monoxyde de carbone qui en est la cause) et avance l'age de la ménopause de un 1 à deux ans et accentue certains symptômes.


Bientôt : "Le tabac et la beauté"


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