jeudi 25 septembre 2008

Le tabac et le non fumeur

"Le plus pauvre n'échangerait pas sa santé
pour de l'argent, mais le plus riche donnerait
tout son argent pour la santé".

(Charles Caleb Colton)


Parce que la cigarette par en fumée, cette fumée touche les fumeurs et leur entourage.

La fumée de tabac est un cocktail de produits toxiques et représente un aéro-contaminant parfait.

Elle se compose d’une phase gazeuse et d’une phase formée de particules très fines, qui pénètrent dans les alvéoles pulmonaires et dans toute la circulation de notre corps. Elle contient 4 substances nocives, dont les effets toxiques se conjuguent :
  • La Nicotine.
Passe directement dans le sang, chaque bouffée de cigarette en contient une quantité suffisante pour tuer un rat.
Les effets principaux se manifestent sur le système nerveux (nausées, sueurs froides de la 1ère cigarette), mais surtout sur l’appareil circulatoire et provoque :
  1. Une accélération du cœur de 15 à 20 pulsations par minute,
  2. Une augmentation de la tension artérielle, de 1 à 2 mm.
  3. Un rétrécissement des petites artères, à l’origine d’accidents vasculaires, cardiaques et cérébraux.
  4. Un spasme des petites bronches, responsable d’une gêne respiratoire.
C’est la nicotine, qui est responsable de la dépendance tabagique.

  • L’oxyde de carbone.
Passe aussi directement dans le sang. Ses effets sont comparables à ceux d’un poêle mal réglé ou d’une fuite de gaz.
Combiné à l’hémoglobine, il forme la carboxyhémo-globine, qui provoque une diminution de l’apport d’oxygène au sang et aux organes.
Cette sous-oxygénation, entraîne un risque d’accidents graves accru au cours de l’effort physique.


  • Les irritants bronchiques.
Agressent tout l’arbre respiratoire :
  1. La gorge est rouge, tuméfiée, tapissée de sécrétions.
  2. Les cils vibratiles de la muqueuse respiratoire sont paralysés. (une seule cigarette suffit à bloquer les cils vibratiles pendant 4 jours).
  3. Les cellules de défense de l’appareil respiratoire sont bloquées ou diminuées.
Il en résulte un encombrement des voies respiratoires et une diminution des défenses de l’appareil respiratoire contre l’infection et les autres polluants.

  • Les carbures polycycliques.
Il s'agit de substance cancérigène, notamment les 3,4 benzopyrènes, qui sont un redoutable facteur de cancérisation sur tout le trajet parcouru par la fumée :
  1. Lèvres,
  2. Langue,
  3. Pharynx,
  4. Larynx,
  5. Bronches,
  6. Voies d’élimination : vessie.

Le fumeur passif inhale environ le quart de la fumée produite : 20 cigarettes fumées équivalent alors à la fumée de 5 cigarettes inhalées par l’entourage.

Les 3 lieux d’élection du tabagisme passif :
  • Domicile, lieu clos où les personnes vivent en contact
  • Voiture et les transports
  • Lieux de travail

Les 3 cibles privilégiées du tabagisme passif :
  • Le fœtus :
La fumée traverse la barrière placentaire et entrave le développement de l’embryon ;
le tabac passe dans le lait en provoquant :
  1. Surmenage du cœur fœtal pendant 20 minutes après chaque bouffée de cigarette,
  2. Retard psychomoteur moyen de 4 mois et une lenteur plus grande de l’apprentissage,
  3. Taux de mort subite accru,
  4. Enfant chétif, de poids insuffisant, de fragilité accrue aux infections.

  • L’enfant : surtout avant l’âge de la marche et jusqu’à 3 ans.
Le tabac est le facteur le plus nocif de l’environnement des jeunes enfants, il agresse un appareil respiratoire en plein développement : le nombre des alvéoles passe de 24 millions à la naissance à 300 millions à l’âge de 8 ans. Il en résulte :
  1. Otites répétées et traînantes,
  2. Toux rebelles,
  3. Bronchites,
  4. Laryngites.
La nocivité du tabac est accrue pour les enfants asthmatiques.

Le tabagisme des parents est une arme dirigée contre l’enfant.

  • L’adulte fragile.
En particulier ceux qui souffrent de coronarite avec le risque d’aggravation de l’angine de poitrine, d’asthme.
Le risque de cancer est accru chez le conjoint du fumeur. (cancer du poumon est 3 fois plus fréquent, cancer de l’utérus est 2 fois plus fréquent).

Bientôt : "Le tabac et la fin".


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mercredi 24 septembre 2008

Le tabac et le sexe


"Le mystère de l'incarnation se répète
en chaque femme ; tout enfant qui
naît est un Dieu qui se fait homme".
(Simone de Beauvoir)


Le tabac tue aussi l'amour.

Un couple de fumeurs fait deux fois moins l'amour qu'un couple de non fumeur.

En France 3 millions d'hommes ont des problèmes d'érection, pour un tiers d'e
ntre eux cet handicap est lié au tabac et peut commencer très tôt entre 16 et 25 ans :
  • Fumer réduit d'un tiers la circulation sanguine du pénis.
  • Le sperme est de moins bonne qualité, ce qui rend l'homme moins fécond.
  • Plus de souffle plus de performance.


Mais la femme n'est pas épargnée.
  • La cigarette diminue la libido
  • Perturbe le cycle et rend la femme moins féconde
  • La ménopause arrive plus tôt.
  • Les problèmes d'ostéoporoses sont plus fréquent.


Lors de l'arrêt du tabac.
  • En cas d'atteinte modérée l'érection redevient normale.
  • Le traitement est plus efficace.
  • Est nécessaire car ce trouble cache des complications plus redoutables comme l'attaque cardiaques ou cérébrales.


Bientôt : "Le tabac et le non fumeur".

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mardi 23 septembre 2008

Le tabac et le systeme immunitaire

"Quand nous sommes jeunes, nous dépensons
notre santé pour se faire une fortune... Et quand
nous sommes vieux nous dépensons notre
fortune pour se faire une santé !

(Anonyme)


L'augmentation du nombre des globules blancs (leucocytes) au-delà de 10 à 12 000 par mm3 est un témoin de l’inhalation de la fumée.
Elle croît avec le degré de l’intoxication et porte surtout sur les polynucléaires neutrophiles.

L’augmentation du nombre des globules rouges (hématies) traduit une baisse de l’oxygénation du sang, avec un taux d’oxyde de carbone plus élevé.

Il existe chez les fumeurs une diminution significative des taux d’immunoglobulines qui assurent la défense de l’organisme contre les infections. D'où une diminution des défenses anti-infectieuses vis à vis des bactéries et des virus, notamment au niveau des voies respiratoires et digestives.

Le taux redevient normal après un an d’arrêt de tabac.

Il existe aussi chez le fumeur un abaissement significatif du taux des hormones thyroïdiennes, contribuant à l’altération des paramètres lipidiques et athérome artériel.


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Le tabac et le système cardio-vasculaire

"Il faut gouverner la fortune comme
la santé : en jouir quand elle est bonne,
prendre patience quand elle est mauvaise".
(François de La Rochefoucauld)

Le mécanisme est lent à se constituer, c'est donc un risque à long terme.
Ce que l'on redoute, c'est de voir les vaisseaux se boucher et la circulation s'interrompre.

Un vaisseau se bouche dans deux circonstances :

  • Le sang coagule à l'intérieur. Ce sont des accidents, de survenue brutale.
  • Le vaisseau se rétrécit au point que la circulation ne puisse plus se faire.

Si une veine se bouche,
c'est la thrombose veineuse ou artérite, cela survient principalement au niveau des membres inférieurs. La tabac est responsable dans 90% des cas survenant avant 65 ans. L'évolution se fait de la façon suivante :
  • Crampes, douleurs à la marche, limitant le périmètre de marche.
  • Douleurs survenant en position couchée.
  • Gangrène conduisant à l’amputation.
Cesser de fumer est l’impératif de base du traitement.
Le vieillissement des artères du fumeur est accéléré d’environ 10 ans.
Chez la jeune femme, cela se traduit le plus souvent par une embolie, dû à un caillot qui se déplace et vient boucher l'artère, particulièrement au niveau cérébral.


L'infarctus du myocarde, frappe l'homme ou la femme dans la quarantaine, ce risque est augmenté de façon considérable si femme est sous contraceptif.

L'hypertension artérielle touche les plus jeune, le tabac constitue un obstacle au traitement, un risque d' athérome de l’artère rénale.

Accidents vasculaires cérébraux, ce risque est multiplié par 3 en moyenne, 2,5 à 6 selon le nombre de cigarettes fumées mais il disparaît après 2 ans de cessation du tabac.



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Le tabac et le systeme nerveux

"Existe-t-il pour l'homme un bien
plus précieux que la Santé ?"
(Socrate)

Si le tabac ne détruit aucune cellules du système nerveux, il atteint ce dernier au niveau synaptique et paralyse le para-sympathique.
C'est parce qu' il agit dans le cerveau sur les circuits dopaminergiques qu'il procure un plaisir immédiat.


Le tabac, comme le café stimule le fonctionnement du système nerveux, au début il est constaté une augmentation de la mémoire et de la concentration ainsi qu'un effet antidépresseur, anxiaolytique et coupe-faim.

A l'accoutumance, ces capacités diminuent car les neurones ont besoin de 10 a 20 fois plus d'oxygène que les autres cellules.

Le tabac réduit les capacités intellectuelles.
A l'arrêt, on retrouve très vite ces capacités.

Il provoque en outre un altération de "l'image de Soi" et une diminution de la capacité de volonté.


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Le tabac et le système digestif

"De la santé, du sommeil et de la richesse,
on ne jouit pleinement qu'après les avoir
perdus et retrouvés".
(Jean-Paul Richter)


Que de
souffrances et de morts prématurées pourraient être évitées par l'éviction du tabac !

Le tabac est l’ennemi de la bouche, des gencives et des dents:
  • Provoque des gingivites inflammatoires favorisant l’infection et entraînant une haleine fétide caractéristique.
  • Favorise les caries.
  • Favorise la diminution des sécrétions salivaires.
  • Les dents imprégnées de produits tabagiques sont jaunies, leurs racines dénudées.
  • Le tabac provoque des plaques de leucoplasie de la bouche et du pharynx, qui font le lit du cancer et sont à l’origine de 6 à 7% des tumeurs malignes. Les plaques de leucoplasie se localisent surtout sur la langue, les gencives et les lèvres, mais elles peuvent aussi atteindre le voile du palais, le plancher de la bouche et le pharynx.
Ces risques sont aggravé par la conjugaison d’autres facteurs, en particulier l’alcool et la mauvaise hygiène.


Ces cancers sont liés au rôle quasi exclusif du tabac et de l’alcool. L’association de l’un et l’autre
multiplie par 3 le risque de chacun d’eux :
  • Le cancer des lèvres du fumeur de mégot,
  • Le cancer de la langue du tabac à chiquer ou à priser,
  • Le cancer du pharynx (surtout l’alcool),
  • Le cancer du larynx (surtout le tabac),

Ce sont les s
ubstances irritantes qui agissent, Les particules arrivent jusqu'à l'estomac pour faire des gastrites, des ulcères et des cancers.

Cancer des voies aérodigestives supérieures.

La cigarette est un facteur de risque et de gravité pour l’ulcère gastroduodénal.

Elle est un facteur de résistance aux traitements actifs, alors qu’on observe 100% de guérison chez les non-fumeurs.

Elle favorise la récidive et est responsable de la plupart des perforations d’ulcère.
Il faut conseiller aux ulcéreux l’arrêt total et définitif du tabac.

Bientôt : "Le tabac et le système nerveux"


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Le tabac et le systeme respiratoire

"Être en bonne santé, c'est pouvoir
abuser de sa santé impunément".
(Michel Tournier)

L’appareil respiratoire est la cible directe et privilégiée du tabac, La
bronchite chronique en est la conséquence inéluctable.

La descente aux enfers se fait en 4 étapes :

  • Inflammation des voies respiratoires : pharyngite, laryngite, bronchite. C’est le temps des râcleurs, cracheurs, tousseurs par quintes.
  • Essoufflement permanent. A la montée des escaliers, le fumeur s’aperçoit qu’il doit s’arrêter pour souffler dès le 2ème étage.
  • Invalidité respiratoire. Le fumeur devient un malade, dépendant de son appareil d’oxygénothérapie.
  • Mort par insuffisance respiratoire et cœur pulmonaire chronique.

La bronchite chronique tue de 5 à 6 000 Français par an.

On sait que l’évolution de cette descente aux enfers est stoppée dès l’arrêt du tabac. Il n’est donc jamais
trop tard…

Le tabac se montre particulièrement nocif sur une muqueuse fragilisée, notamment en cas d’allergie respiratoire.

L’asthme est plus sévère, et surtout plus résistant aux traitements.

Mais le principal facteur de risque reste le cancers des voies respiratoires.
Alors que le taux des autres cancers s’est stabilisé ou a diminué, le taux des cancers bronchiques est passé de 2 à 50 depuis 1930.

Le risque est multiplié par 25 pour un homme qui consomme un paquet de cigarettes par jour.

Le gros fumeur a un risque multiplié par 50 par rapport au non-fumeur.

Il apparaît de plus en plus tôt chez des sujets ayant commencé à fumer dès l’âge scolaire.

Il concerne de plus en plus de femmes, car le taux de cancer des bronches rattrape celui des hommes pour devenir le 2ème cancer de la femme par sa fréquence.




Bientôt : "Le tabac et le système digestif"



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